ThinkPad X1 Carbon (Gen 7) : 2 ans plus tard

Vincent Bernat

Il y a deux ans, j’ai remplacé mon ThinkPad X1 Carbon 2014 par la dernière génération. La nouvelle configuration embarque un Intel Core i7-8565U, 16 GiB de mémoire, un disque NVMe de 1 TiB et un écran WQHD (2560×1440). Je n’ai pas demandé de carte 4G. Je pense qu’il est plus facile et plus fiable d’utiliser la fonction hotspot wifi d’un téléphone à la place : pas besoin de s’occuper de firmwares peu fiables et de pilotes non pris en charge1. Voici mon avis sur ce modèle.

Le ThinkPad X1 Carbon 7th Gen avec le capot
fermé
ThinkPad X1 Carbon fermé

Alors que la deuxième génération a hérité d’un clavier très bizarre, celle-ci a un clavier classique avec une rangée complète de touches de fonction. Je ne sais pas si mon modèle était défectueux, mais le clavier manque une touche de temps en temps. Je m’y suis habitué, mais la touche espace a encore du mal à se déclencher lorsque je la frappe avec mon pouce droit. La chasse est également plus courte et il est moins confortable à la frappe que sur la version 2014. Le trackpoint2 fonctionne bien. Les boutons physiques sont un ajout bienvenu. Je n’utilise le trackpad que pour le défilement.

Clavier du X1 Carbon 7th Gen
Clavier avec une disposition QWERTY (appelée « English EU » par Lenovo). Les voyants des touches de haut-parleur et de microphone fonctionnent sans configuration sous Linux.

L’écran ne souffre pas des effets de rémanence tels que sur mon précédent ThinkPad. Pour éviter de laisser des traces sur l’écran, je place un morceau de tissu sur le dessus du clavier lorsque je ferme l’ordinateur. La webcam 720p est dotée d’un cache mécanique intégré. Sa qualité n’est pas excellente, mais elle remplit son office.

X1 Carbon 7th Gen
ThinkPad X1 Carbon ouvert

L’autonomie de la batterie atteint sans effort environ 8 heures avec une charge complète. C’est la raison principale pour laquelle cet ordinateur portable est une mise à niveau solide par rapport au précédent : plus besoin de chercher une prise pendant la journée.

C’est le premier modèle Lenovo équipé d’une carte son nécessitant Sound Open Firmware. Sans celui-ci et sans les composants associés (ALSA UCM et PulseAudio), le microphone ne fonctionne pas. Si tout est correctement configuré, les haut-parleurs produisent un son très décent, meilleur que celui du modèle 2014. Avec Debian Bullseye, il suffit d’installer le paquet firmware-sof-signed3.

Le BIOS peut être mis à jour directement depuis Linux, grâce au projet Linux Vendor Firmware Service.

J’utilisais la station d’accueil ThinkPad USB-C Dock Gen 2. Tout fonctionne sans configuration particulière. Cependant, de temps en temps, j’ai eu des problèmes pour faire fonctionner de manière fiable les deux écrans. J’utilisais une paire de moniteurs LG de 10 ans d’âge avec des connecteurs DVI et je m’appuyais donc sur des adaptateurs DP→HDMI→DVI. Cela a pu être la source de certains des problèmes.

ThinkPad USB-C Dock Gen 2
Station d'accueil ThinkPad USB-C Dock Gen 2 avec réseau, clavier, souris, alimentation et deux écrans branchés

En résumé, il s’agit d’un bon ordinateur portable avec un mauvais clavier. J’ai apprécié la bonne autonomie de la batterie et le fait qu’il y ait toujours un port HDMI et deux ports USB-A, ce qui m’a évité de trimballer des dongles. J’ai été déçu de voir à quel point l’écart de performance était faible par rapport à mon ordinateur portable de 5 ans plus vieux. Je ne suis pas certain de reprendre un Lenovo pour le prochain : les écrans HiDPI sont pour la plupart indisponibles et les prix actuels sont élevés. D’autres possibilités sont envisageables :

En attendant, j’utilise mon ThinkPad précédent. 🔌

Mise à jour (09.2022)

J’ai finalement opté pour un Lenovo Z13 (CPU Ryzen et écran OLED) après avoir longtemps hésité avec le Framework équipé d’un processeur Intel de douzième génération. J’ai préféré avoir une bonne autonomie, plutôt qu’un port HDMI. S’il avait été disponible, j’aurais pu choisir un Lenovo ThinkPad T14s en version AMD.


  1. La septième génération est passée de Sierra Wireless à Fibocom. Bien que la prise en charge des modems par Linux soit bonne, grâce à ModemManager, ils sont généralement pilotés via le bus USB. Le Fibocom L850-GL peut utiliser soit le bus USB et le bus PCI, mais le BIOS ne permet que le second. Il a fallu un certain temps pour trouver comment activer le bus USB. Un pilote PCI est en cours de réalisation. ↩︎

  2. J’ai remplacé le trackpoint par une version moins haute de SaotoTech↩︎

  3. Le paquet est dans la section « non-free » bien que libre : de nombreuses plateformes nécessitent que le firmware soit signé par Intel. ↩︎