Théories de l’intrus pour la vérification des protocoles cryptographiques

Vincent Bernat

J’ai soutenu une thèse doctorale en 2006. Le sujet était « Théories de l’intrus pour la vérification des protocoles cryptographiques ». En voici le résumé :

La conception d’un protocole cryptographique obéit à de nombreux impératifs : algorithmes à utiliser, propriétés à garantir, moyen d’identification, etc. Il apparaît donc régulièrement de nouveaux protocoles qu’il convient de vérifier. Malgré l’apparente simplicité, concevoir un protocole cryptographique est une tâche difficile et sujette à de nombreuses erreurs. Des failles pour certains protocoles ont été découvertes des années après leur conception. La plupart des travaux existants se basent uniformément sur l’intrus de Dolev Yao et ne se généralisent pas automatiquement à un intrus disposant de capacités supplémentaires ou différentes. Dans cette thèse, nous allons présenter un système de déduction prenant le pouvoir de l’intrus comme paramètre. De plus, les règles de protocole seront vues comme une capacité additionnelle pour l’intrus. Le résultat principal est un théorème de normalisation de preuve permettant de réduire l’espace de recherche des attaques.

J’ai été dirigé par Hubert Comon-Lundh du Laboratoire Spécification et Vérification de l’École Normale Supérieure de Cachan, qui est devenue depuis l’École Normale Supérieure Paris-Saclay. Voici les diapositives de la présentation :